Les catastrophes informatiques sont le cauchemar de toute entreprise—et pas seulement à Halloween. Imaginez que vos données critiques disparaissent dans la nature ou qu’un système entier tombe en panne sous les yeux impuissants de vos employés. C’est plus terrifiant que n’importe quel scénario de film d’horreur, parce que c’est réel, et c’est votre entreprise qui est en jeu.
Nous ne sommes plus confrontés aux simples vers et virus d’autrefois ; aujourd’hui, les menaces informatiques sont plus sophistiquées que jamais et la technologie évolue à toute vitesse. Pour éviter un désastre informatique qui anéantirait votre entreprise, un simple pare-feu et une prière ne suffisent plus. Il vous faut des plans solides, les bons outils et une bonne dose de stratégie pour garder des systèmes résilients.
Nous avons tous entendu parler d’une catastrophe informatique ou d’une autre—la panne de Rogers en 2022, par exemple, qui a semé la panique auprès des entreprises à travers le Canada. Mais toutes les catastrophes informatiques ne font pas la une. Certaines restent cachées, moins visibles, mais ont un impact énorme sur la productivité, le moral et la confiance.
Dans ce guide, je vais vous expliquer ce qu’est une catastrophe informatique, comment l’éviter, et les étapes clés pour protéger votre entreprise des monstres qui rôdent dans l’ombre.
Qu’est-ce qui définit une catastrophe informatique ?
Une catastrophe informatique est un incident soudain qui entraîne des dommages importants ou la perte de données. Il est important de noter que ces attaques peuvent prendre plusieurs formes, rendant difficile l’évaluation de leur impact global, aussi bien à l’échelle locale que mondiale.
À titre de référence, Statista a rapporté qu’il y avait 6,06 milliards d’attaques de malwares en 2023. Voici d’autres événements courants pouvant provoquer une catastrophe informatique :
- Erreur humaine : Suppression accidentelle, erreurs de configuration, accès non autorisé, etc.
- Panne matérielle : Pannes de disque dur, surtensions électriques et défaillances matérielles classiques y contribuent toutes.
- Corruption logicielle : Attention aux problèmes de compatibilité, aux malwares et aux bogues logiciels.
- Catastrophes naturelles : Inondations, incendies, températures extrêmes... tout cela peut endommager le matériel et, par conséquent, les données.
- Violations de la cybersécurité : Outre les ransomwares et les violations de données, le vol physique est également un problème de cybersécurité.
Risques de catastrophes informatiques
Il existe une multitude de façons dont une catastrophe informatique peut survenir, mais les risques et les dégâts rentrent tous dans des catégories similaires. D’abord, votre activité est à l’arrêt. La productivité ? Disparue. Et franchement, qui sait pour combien de temps. Le moral ? Au plus bas.
Les employés auront le sentiment que vous n’avez pas pris suffisamment de mesures pour l’éviter. Côté externe, la confiance des parties prenantes s’envole. Votre réputation ne s’effondre pas seulement : elle disparaît totalement.
Coûts des catastrophes informatiques
Au-delà des dégâts considérables pour votre entreprise, les catastrophes informatiques sont tristement célèbres pour leur impact financier. Le rapport 2020 d’IBM Security sur le coût des violations de données a révélé que le coût moyen pour une entreprise pour gérer ce type de problème tourne autour de 3,86 millions $.
N’oubliez pas qu’en fonction du type de catastrophe, vous devrez peut-être payer bien plus que la simple réparation (imaginez devoir verser une rançon pour récupérer vos systèmes). Et puis, reconstruire vos opérations afin d’éviter de tels problèmes risque de ne pas être envisageable, vu l’impact durable sur votre réputation.
5 étapes à suivre pour éviter une catastrophe informatique
Sans surprise, il règne beaucoup de pessimisme autour des catastrophes informatiques. Cela rend leur prévention d’autant plus précieuse. Voici cinq étapes essentielles à considérer pour vous en prémunir :
1. Réaliser une évaluation des données
Pour protéger vos données, vous devez d’abord les identifier. Passez en revue tous vos systèmes, identifiez les menaces potentielles : par exemple, des logiciels obsolètes ou du matériel vétuste. Une fois que vous dominez mieux ce qu’il vous faut protéger, vous pouvez vraiment décider de la façon de le faire. Avec ce point de départ solide, élaborez un plan de sauvegarde et de récupération.
2. Créer une sauvegarde
Il ne s'agit pas simplement de n'importe quelle sauvegarde. Celle-ci doit être sécurisée dans le cloud, avec des données chiffrées et plusieurs copies. Plus votre solution de sauvegarde est solide, mieux vous serez préparé si vous devez l'utiliser. À noter que le chiffre d'affaires mondial du marché de la sauvegarde cloud devrait atteindre 190,5 milliards USD en 2024, contre 21,7 milliards USD en 2017. Cette évolution exponentielle montre que les entreprises prennent de plus en plus au sérieux la sauvegarde de leurs données et s'engagent probablement à des calendriers de sauvegarde réguliers afin de garantir la protection permanente des données et la mise à jour des ressources.
3. Élaborer un plan de reprise après sinistre
Créer une sauvegarde est essentiel, mais comment la mettrez-vous en œuvre le moment venu ? La planification de la reprise après sinistre définit précisément ce que votre entreprise devra faire en cas de... vous l'avez deviné, de sinistre. Au-delà de vos stratégies de sauvegarde et de restauration des données, la mise en place de systèmes de basculement peut s'avérer particulièrement bénéfique.
4. Définir un plan de continuité d'activité
Une fois la reprise après sinistre établie, il vous faudra déterminer comment maintenir vos opérations en cas d'incident informatique. Le rapport 2020 sur le coût d'une violation de données d'IBM Security a indiqué que la gestion de la continuité des activités est un facteur clé pour atténuer le coût d'une fuite de données.
Il est fréquent que certains éléments de ce plan recoupent l'étape précédente. Cependant, la continuité d'activité comprend les fonctions opérationnelles essentielles à effectuer, un plan de communication pour les employés et les parties prenantes, ainsi que la définition des processus alternatifs à utiliser.
5. Former les employés
Prenez le temps de partager des informations précieuses sur les protocoles de reprise après sinistre et les plans de continuité d'activité avec vos employés. Ils doivent savoir à qui s'adresser en cas de crise informatique et comment agir pour l'éviter. Il est judicieux d'investir dans une formation régulière pour sensibiliser les employés aux bonnes pratiques, qu'il s'agisse de mettre en place des mots de passe sécurisés ou de repérer les tentatives d'hameçonnage. Cela est d'autant plus important que, selon le rapport 2020 d'IBM Security, la formation des employés a également permis de réduire le coût des violations de données.
Faire de la protection des données une priorité
Il est facile de penser que rien n'arrivera à votre entreprise sous prétexte que rien ne s'est encore produit. Mais comme mentionné précédemment, la technologie évolue sans cesse, les cyberattaques basées sur l'IA et les vulnérabilités du cloud n'étant que la partie émergée de l'iceberg des nouveaux risques informatiques. Les sauvegardes, la reprise après sinistre et les plans de continuité d'activité sont comme une assurance ; même si vous n'en avez pas besoin, vous bénéficiez d'une tranquillité d'esprit, et si besoin, d'une sécurité accrue.
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