Dans le développement logiciel, fournir des produits et des services de haute qualité est essentiel. Pour y parvenir, les organisations doivent adopter de solides pratiques de gestion de la qualité logicielle.
Cet article examine les meilleures pratiques en matière de gestion de la qualité logicielle, en se concentrant sur les principes fondamentaux et les stratégies permettant aux organisations de développer des solutions logicielles fiables, sécurisées et axées sur les utilisateurs. En suivant ces meilleures pratiques, les organisations peuvent améliorer leur cycle de vie du développement logiciel, réduire les risques et, en fin de compte, fournir de meilleurs produits logiciels à leurs clients.
Qu’est-ce que la gestion de la qualité logicielle ?
Dans les domaines du développement logiciel et de l’externalisation logicielle, la gestion de la qualité logicielle, ou SQM, est un processus essentiel. Elle comprend diverses méthodes et techniques conçues pour garantir que les produits logiciels répondent à des critères prédéfinis, se conforment aux spécifications des clients et fournissent d’excellents résultats. Tout au long du cycle de vie du logiciel, la SQM constitue une stratégie proactive qui commence avant la phase de développement.
L’objectif du processus de gestion de la qualité logicielle est de créer et de maintenir la qualité du logiciel afin de garantir que votre solution respecte toutes les normes de qualité attendues établies par votre client, tout en tenant compte des critères réglementaires et de développement nécessaires.
La gestion de la qualité logicielle comprend trois domaines principaux : les tests logiciels, l’assurance qualité et le contrôle qualité.
Tests logiciels
Les tests consistent principalement à identifier et à résoudre les bogues dans le code source du logiciel et à évaluer les performances globales, la sécurité, la compatibilité et la convivialité du produit. En fonction de la méthodologie appliquée au cycle de développement logiciel, il s’agit d’une tâche ciblée que les ingénieurs de test réalisent soit pendant l’étape de test désignée, soit en parallèle du processus de développement.
Les tests unitaires, les tests d’intégration et les tests d’acceptation par les utilisateurs ne sont que quelques exemples des différentes étapes couvertes par les activités de test. Les développeurs et les testeurs de logiciels peuvent détecter et corriger les problèmes grâce à des tests approfondis, garantissant ainsi que le produit fini répond aux attentes des clients.
Assurance qualité
L’AQ est un processus méthodique de gestion de la qualité qui évalue si un produit ou un service répondra aux besoins et aux exigences d’un client. L’établissement et le maintien des normes nécessaires à la création de produits fiables constituent l’objectif principal de l’assurance qualité. En mettant en œuvre un système d’assurance qualité efficace, vous pouvez améliorer l’efficacité de votre travail et renforcer la confiance des clients.
L’assurance qualité (AQ) est essentielle pour détecter et prévenir rapidement les défauts des produits. Ses principales activités comprennent :
- élaborer des normes et des procédures de qualité
- créer des règles à adopter tout au long du processus de développement
- créer des indicateurs
- examiner et modifier les processus afin de les améliorer
Les développeurs de logiciels, les ingénieurs AQ, les analystes métier (BA) et d’autres spécialistes internes peuvent tous participer au processus d’AQ. Son principal objectif est de créer un environnement qui garantit le développement de produits de haute qualité et, par conséquent, renforce la confiance des clients.
Contrôle qualité (CQ)
Le CQ évalue la qualité du produit logiciel au fur et à mesure de son développement. La détection et la correction des écarts par rapport aux normes établies et aux exigences des clients impliquent des validations et des inspections systématiques. Les opérations de contrôle qualité (CQ) comprennent les revues de code, les tests logiciels et les inspections afin de garantir que le logiciel répond aux exigences et fonctionne comme prévu.
En résumé, l’assurance qualité est un ensemble de méthodes conçues pour éviter les erreurs et garantir la qualité. Le contrôle qualité est un ensemble de méthodes conçues pour détecter les défauts et les problèmes des produits avant leur livraison aux consommateurs finaux. Les tests constituent l’une des méthodes permettant de détecter les bogues et les défauts dans les logiciels.
À faire et à ne pas faire en matière de gestion de la qualité logicielle
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À faire : mettre en œuvre des tests et une intégration continus
Les tests continus sont une approche dans laquelle les applications sont testées à chaque étape du cycle de vie du développement logiciel (SDLC). Leur principal objectif est d’améliorer la qualité des logiciels et l’efficacité du développement dans le processus de livraison continue. Les avantages des tests continus comprennent notamment :
- Meilleure rapidité : les méthodologies Agile et DevOps sont dynamiques, et les tests continus sont essentiels, car ils accélèrent la livraison des produits. Des tactiques de mise sur le marché (GTM) plus rapides constituent un moyen par lequel cette accélération peut améliorer les processus de l’entreprise.
- Amélioration de la qualité du code : les tests continus rehaussent les normes du code en identifiant les défauts tôt dans le cycle de développement, ce qui réduit la probabilité d’erreurs.
- Rentabilité : les tests continus cherchent à réduire les coûts en diminuant le nombre de défauts qui arrivent en production et en relevant le niveau d’exigence en matière de qualité du code.
- Sécurité renforcée : grâce aux tests continus, les applications sont protégées contre les changements imprévus et les risques de sécurité avant, pendant et après le déploiement.
- Amélioration de la communication au sein de l’équipe : le degré de coopération nécessaire à la réussite des tests continus aide non seulement les équipes à trouver plus rapidement les problèmes, mais aussi à mieux aligner leurs objectifs généraux, notamment l’expérience utilisateur et les objectifs commerciaux.
- Normes d’assurance qualité : les tests continus imposent un niveau d’exigence élevé à l’équipe d’assurance qualité, ce qui garantit que les investissements initiaux dans des éléments tels que l’automatisation des tests portent leurs fruits.
À ne pas faire : Rejeter la faute des bogues logiciels
La qualité, dans les logiciels comme dans tout autre domaine, relève de la responsabilité de chacun. Ainsi, lorsqu’un bogue est introduit dans l’application, il n’est pas utile de chercher la personne responsable de sa création (ou de ne pas l’avoir détecté pendant les tests). Il s’agit plutôt d’un moment où tous les membres de l’équipe doivent travailler ensemble pour le corriger et empêcher qu’une situation similaire ne se reproduise.
Par exemple, l’équipe de développement peut améliorer la couverture des tests unitaires et des tests d’intégration. En revanche, l’équipe d’assurance qualité peut déterminer pourquoi les cas de test n’ont pas détecté un bogue et améliorer la stratégie de test afin de garantir une meilleure couverture lors des tests automatisés et manuels.
À ne pas faire : Négliger la documentation
La documentation ne doit pas être négligée. Elle consigne le processus de test et documente les plans de test, les cas de test et les résultats des tests. Des procédures de test bien documentées rendent les activités de test transparentes, traçables et cohérentes. Elles permettent également une meilleure collaboration entre les membres de l’équipe et améliorent la communication avec les parties prenantes.
La documentation peut servir de référence pour les futurs cycles de test ou lors de la résolution de problèmes dans le logiciel. En conservant une documentation complète, les organisations peuvent améliorer l’efficacité, la précision et la fiabilité de leurs efforts de test, ce qui conduit à une meilleure qualité du développement logiciel et, en définitive, à une meilleure expérience utilisateur.
À faire : Se concentrer sur l’expérience utilisateur et les retours
La satisfaction des clients doit être l’une des principales priorités de tout projet. Pour garantir que le produit final réponde aux attentes, recueillez les retours des utilisateurs en réalisant des tests d’utilisabilité ou en utilisant un logiciel de gestion des tests bêta afin de recruter et de gérer un groupe de bêta-testeurs. Recueillez et examinez régulièrement les retours des utilisateurs en réalisant des enquêtes, en surveillant les avis en ligne ou en organisant des groupes de discussion. Utilisez plusieurs méthodes de collecte des retours afin d’identifier les tendances ou les problèmes récurrents parmi les différents segments du public cible.
Les retours qualitatifs et quantitatifs des utilisateurs — fondés respectivement sur les opinions et les perceptions, et sur les données numériques et les indicateurs — sont tous deux possibles.
L’intégration des retours des utilisateurs au processus d’assurance qualité comporte plusieurs étapes. La première consiste à recueillir les retours des utilisateurs au moyen d’enquêtes, de groupes de discussion, de tests d’utilisabilité ou d’avis en ligne. Il est également important d’analyser et de hiérarchiser ces retours, ainsi que de prendre en compte la faisabilité et les ressources nécessaires. Envisagez d’intégrer ces retours au plan de test et d’impliquer l’équipe de développement. L’équipe de test peut valider les modifications ou les nouvelles fonctionnalités en s’appuyant sur les retours des utilisateurs issus de tests d’utilisabilité ou d’enquêtes.
À ne pas faire : Ignorer la dette technique
La dette technique, parfois appelée dette technologique ou dette de code, désigne les conséquences des actions entreprises par les équipes de développement pour accélérer la livraison d’un projet ou d’une fonctionnalité, mais qui nécessitent finalement une refactorisation. Autrement dit, elle résulte du fait de privilégier une livraison rapide au détriment de la qualité du code.
Ignorer la dette technique et repousser son remboursement peut entraîner une hausse des coûts, une diminution des revenus et des ventes, ainsi qu’une baisse de la satisfaction et de la fidélisation des clients. Cela peut également réduire la productivité de l’équipe, accroître le risque de cyberattaques et compliquer la capacité d’une entreprise à se développer et à rester flexible.
Compte tenu de ces conséquences, les entreprises doivent faire de la gestion de la dette technique une priorité. Elles peuvent gérer efficacement la dette technique et en réduire l’impact sur leurs activités en l’identifiant et en la hiérarchisant, en investissant dans des outils d’intégration continue, en développant une culture de la qualité, en évaluant régulièrement la dette technique et en trouvant le juste équilibre entre les objectifs à court et à long terme.
Les entreprises doivent veiller à fournir des produits de haute qualité, à offrir une expérience client de premier ordre, à préserver la productivité de leurs équipes, à réduire les cybermenaces et à planifier l’avenir en faisant de la gestion de la dette technique leur priorité absolue.
À faire : donner la priorité à la sécurité et à la conformité
En tant que responsable de l’assurance qualité, il peut être difficile de trouver un équilibre entre la rapidité des tests et la réduction des risques tout en se conformant aux nouvelles réglementations. Les équipes de test doivent donner la priorité à la conformité et à la sécurité des données afin de garantir une mise à l’échelle sûre. Commencez par mettre en œuvre des approches de sécurité dès la conception ou de respect de la vie privée dès la conception, en collaboration avec les équipes d’architecture, de développement et les autres parties prenantes. Tenez compte des exigences de base en matière de données, telles que le chiffrement, le contrôle du périmètre, la détection des violations, la démonstration de la conformité et la révision du plan de test.
Pour les produits matures, concentrez-vous sur les tests des cas d’utilisation courants, comme les tests spécifiques au système d’exploitation, l’accès administratif, l’authentification unique, la complexité des mots de passe et les contrôles utilisateur.
Pour garantir une collaboration réussie entre les équipes de test et de développement, il est important d’impliquer l’assurance qualité dès le début. Cela permet d’éviter de travailler dans des directions opposées et de réduire la nécessité de solliciter directement les utilisateurs par la suite. Intégrer les exigences de confidentialité et de sécurité dans les cas de test peut rationaliser le travail et simplifier les audits réglementaires. Un système de gestion des tests intégré aux outils de développement et de planification des produits peut aider toutes les équipes à rester coordonnées.
À éviter : négliger l’assistance après la mise en production
Bien que l’équipe puisse être soulagée après la mise en production, le travail n’est pas encore terminé. La fiabilité de l’application doit être garantie par une maintenance et une assistance continues. Une approche méthodique de l’assistance post-développement peut avoir un impact considérable.
Gardez à l’esprit que la maintenance logicielle ne se limite pas à la phase qui suit le développement. En plus de veiller à ce que leur programme soit exempt d’erreurs pendant le développement, les équipes de développement doivent également s’assurer qu’il est évolutif et sûr. Si elles ne continuent pas à améliorer leur programme avec de nouvelles fonctionnalités et des corrections de bogues, celui-ci peut devenir obsolète avant même sa mise en production.
Il existe quatre types de maintenance logicielle : corrective, adaptative, perfective et préventive.
- La maintenance corrective consiste à maintenir une application en fonctionnement.
- La maintenance adaptative permet de s’adapter aux changements environnementaux tels que les mises à niveau matérielles, les mises à jour du système d’exploitation et les politiques de sécurité.
- La maintenance perfective évolue en fonction des préférences des utilisateurs et supprime les fonctionnalités redondantes.
- La maintenance préventive consiste à effectuer des ajustements mineurs afin de garantir un fonctionnement plus durable des applications logicielles.
À faire : utiliser le développement avec peu de code lorsque cela est pertinent
Depuis quelques années, un débat important porte sur la question de savoir si les solutions nécessitant peu ou pas de code valent les efforts qu’elles demandent pour les tests automatisés. L’avantage des outils nécessitant peu de code est qu’ils ne requièrent généralement aucune connaissance en programmation, ou très peu, de la part de l’équipe de test et reposent principalement sur des approches d’enregistrement et de lecture.
Les outils de test automatisé nécessitant peu de code peuvent être utiles aux entreprises de tous niveaux, y compris celles qui disposent d’une expérience limitée en programmation et les développeurs de logiciels utilisant des méthodes de programmation classiques. Ces outils réduisent le besoin d’expérience en programmation et remplacent les processus de test manuels par l’automatisation. Les testeurs peuvent ainsi se concentrer sur l’innovation et les tests nécessitant une supervision humaine, tels que les tests exploratoires. Les solutions de test nécessitant peu de code permettent aux utilisateurs de générer rapidement des scripts de test, d’exécuter des tests sur plusieurs applications, d’augmenter la couverture des tests et d’effectuer plus rapidement des tests de régression et des tests de bout en bout.
À éviter : laisser les parties prenantes dans l’ignorance
Les parties prenantes doivent être activement impliquées et informées tout au long du processus de développement logiciel. Tout d’abord, elles doivent avoir une compréhension claire des buts, du périmètre et des objectifs du projet dès le début. En les impliquant dans les premières étapes du SDLC, telles que la collecte et l’analyse des exigences, les parties prenantes peuvent fournir des informations et contribuer à orienter le projet. Cela garantit que leurs attentes sont alignées sur celles de l’équipe de développement et évite tout malentendu ou toute dérive du périmètre par la suite.
Ensuite, une communication régulière et transparente est essentielle pour tenir les parties prenantes informées de l’avancement du projet. La fourniture de mises à jour en temps voulu, de rapports d’avancement et l’organisation régulière de réunions ou de démonstrations garantissent que les parties prenantes ont une vision claire de la progression du développement. Elles peuvent ainsi fournir des commentaires, soulever des préoccupations et prendre des décisions éclairées tout au long du SDLC.
Bonnes pratiques pour mettre en œuvre la gestion de la qualité
Le processus de gestion de la qualité logicielle peut passer par plusieurs phases avant d’atteindre sa maturité.
Bonne pratique 1 : mettre en œuvre un programme de gestion de la qualité à l’échelle de l’entreprise
Toutes les activités axées sur la qualité sont couvertes par la gestion de la qualité logicielle. Alors que l’assurance qualité vise à améliorer les procédures afin de prévenir les défauts plutôt que de les corriger a posteriori, le contrôle qualité est davantage axé sur les processus. Il garantit que le logiciel respecte tous les critères prévus par les utilisateurs et l’entreprise.
Définissez des directives claires que les équipes de projet devront suivre et surveillez leur application. Cela ne signifie pas qu’il faut réorganiser toute votre structure organisationnelle. La mise en place d’un centre d’excellence des tests peut contribuer à façonner une stratégie qualité complète. C’est à cet endroit que sont prises les décisions concernant le recrutement et la montée en compétences des ressources humaines, l’élaboration d’indicateurs clés de performance globaux et la création d’un modèle standard de processus de gestion de la qualité pouvant être suivi afin d’atteindre un haut niveau de maturité des tests.
Pratique 2 : Utiliser l’automatisation des tests
L’intégration de l’automatisation des tests change la donne pour un processus efficace de gestion de la qualité logicielle. Les outils d’automatisation des tests sont essentiels à cet égard, car ils offrent rapidité, précision et cohérence lors des tests. En automatisant les tests répétitifs et chronophages, les équipes peuvent se concentrer davantage sur les aspects complexes et à forte valeur ajoutée de l’assurance qualité.
L’automatisation ne rationalise pas seulement le processus de test ; elle améliore également la fiabilité et la robustesse globales du logiciel. Elle garantit la réalisation de tests continus tout au long du cycle de vie du développement, permettant de détecter rapidement les défauts et contribuant de manière significative à la qualité du produit final.
De nombreux types de tests se prêtent à l’automatisation, des tests fonctionnels aux tests non fonctionnels. Cela inclut notamment les tests de performance, les tests d’accessibilité et les tests de compatibilité.
Pratique 3 : Envisager les processus de test agiles
L’objectif principal de tout processus de qualité logicielle est de détecter rapidement les défauts. Plus un bug est découvert tard dans le processus de développement logiciel, plus son coût sera élevé. Les outils agiles de gestion des tests sont un composant essentiel, et les tests sont souvent réalisés en collaboration par les équipes de développement et d’assurance qualité – par étapes successives – afin de détecter les défauts plus tôt et d’améliorer la qualité globale du logiciel.
La gestion de la qualité logicielle repose sur le respect de normes établies, des tests complets et une approche stratégique. En adoptant des normes reconnues à l’échelle internationale et en mettant l’accent sur l’assurance qualité, la planification et le contrôle, les organisations peuvent garantir systématiquement que leurs logiciels correspondent aux attentes des utilisateurs et aux normes du secteur. Une stratégie complète de gestion de la qualité repose sur un équilibre entre mesures préventives et correctives ainsi que sur un engagement en faveur de l’amélioration continue.
Pratique 4 : Utiliser efficacement les indicateurs et les KPI
Une évaluation quantitative du programme est souvent nécessaire, comme dans tous les domaines scientifiques et techniques. Ces indicateurs sont particulièrement utiles pour évaluer la qualité des logiciels et sont appliqués dans de nombreux contextes, notamment la planification et l’optimisation des performances.
Voici quelques indicateurs clés utiles dans le processus de test :
- Couverture des tests : il s’agit d’un indicateur qui mesure le pourcentage d’une application vérifié par les tests existants. Elle peut être calculée à l’aide de deux formules : l’exécution des tests et la couverture des exigences. L’exécution des tests détermine le nombre de tests déjà effectués et le nombre total de tests à réaliser. La couverture des exigences calcule le nombre d’exigences couvertes par les tests existants et le nombre total d’exigences.
- Défauts par exigence : cet indicateur peut également être utile pour surveiller le nombre de défauts qui apparaissent dans les tests couvrant chaque exigence. Il peut révéler si certaines exigences sont plus risquées que d’autres et si l’exigence n’est peut-être pas déployable de manière réaliste dans son état actuel.
- Coût des tests : les équipes d’assurance qualité doivent suivre leurs dépenses afin de justifier leurs budgets. Deux chiffres principaux doivent être pris en compte : le coût total alloué aux tests et le coût réel des tests. Le coût des tests par exigence, par heure de test et par cas de test peut être calculé.
- Coût par correction de bug : cela désigne le montant dépensé pour faire corriger chaque bug par un développeur, en tenant compte du taux horaire du développeur et du coût du test de chaque correction de bug. Ces calculs peuvent nécessiter des ajustements dans le monde réel, où les exigences et les bugs peuvent ne pas être équivalents.
- Efficacité des cas de test : il est important de suivre l’état d’exécution des tests afin de rendre compte avec précision des progrès et de l’efficacité au quotidien ou chaque semaine. L’utilisation d’aides visuelles telles que des graphiques à barres ou des diagrammes circulaires peut faciliter la création de rapports.
- Défauts par modification logicielle : cet indicateur peut être mesuré afin d’établir des prévisions éclairées sur les bugs à prévoir pour chaque modification. La répartition des défauts dans le temps permet d’identifier les domaines nécessitant davantage d’attention, et des catégorisations telles que la cause, le module, la gravité et la plateforme peuvent être utiles.
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Outils et technologies pour la gestion de la qualité
Pour garantir que la qualité du logiciel répond aux attentes, les bons outils et méthodologies doivent être utilisés. Ces outils ont de nombreuses utilités, de la planification et du développement à l'exécution, au suivi et à la création de rapports sur vos procédures et résultats SQA. Ils peuvent, par exemple, automatiser des processus fastidieux tels que le test, l'examen et la validation de votre programme. Ils peuvent également fournir un retour immédiat sur les fonctionnalités et la qualité de votre programme, aider à détecter les erreurs ou les défauts avant qu'ils n'aient un impact sur les utilisateurs, garantir le respect des règles et des normes du secteur, et améliorer le travail d'équipe ainsi que la communication avec les parties prenantes et les clients.
Outils essentiels pour la gestion de la qualité
Voici une liste non exhaustive des outils à prendre en compte dans le processus de test logiciel :
- Outils de gestion de projet : des outils comme Jira ou Trello sont très appréciés pour la gestion de projet, notamment lorsque vous travaillez avec des méthodologies Agile comme SCRUM ou KANBAN.
- Outils de suivi des bogues : pour améliorer la traçabilité, suivez les bogues à l'aide d'un outil spécialisé. Dans certains cas, ces outils peuvent recouper les outils de gestion de projet, comme Jira.
- Outils de gestion des cas de test : ils sont très utiles pour améliorer les processus de test, permettant à l'équipe de test de mieux planifier ses efforts, de générer des plans de test de régression et de produire des rapports et des indicateurs précieux.
- Outils d'automatisation des tests : utilisés pour les tests unitaires, les tests d'intégration (ou tests d'API) et les tests d'interface utilisateur. Ils peuvent être appliqués aux tests fonctionnels et non fonctionnels, tels que les tests de performance ou d'accessibilité.
- Outils d'intégration et de livraison continues (CI/CD) : ils facilitent le contrôle des versions, les revues de code, l'automatisation de la compilation et des tests, l'automatisation du déploiement et la supervision. Parmi les outils CI/CD figurent CircleCI, Travis CI, GitHub Actions, GitLab CI/CD et Azure DevOps.
Comment choisir les bons outils pour votre équipe
L'un des principaux défis consiste à déterminer quel est le meilleur outil pour l'équipe. De nombreux facteurs doivent être pris en compte avant d'intégrer un outil. Voici les points importants à considérer :
- Quels sont les besoins du projet ? Commencez par dresser la liste des exigences du projet et des problèmes que vous souhaitez résoudre avec l'outil de test. Posez des questions sur le langage de l'application, le type d'application à tester et la nécessité d'effectuer des tests sur plusieurs appareils ou navigateurs. Pour les applications web, indiquez les navigateurs pris en charge ; pour les applications mobiles, répertoriez les systèmes d'exploitation mobiles compatibles ; et pour les applications de bureau, indiquez les plateformes requises.
- Quelle est la courbe d'apprentissage ? Lorsqu'il s'agit notamment d'outils d'automatisation, il est important d'évaluer les compétences et le niveau d'expérience de votre équipe. Si votre équipe n'a jamais travaillé dans le domaine du test logiciel, recherchez un outil qui propose de nombreuses ressources de formation ou des tutoriels. Assurez-vous également que l'outil sélectionné ne nécessite aucune expertise technique supplémentaire au-delà de celle déjà présente au sein de votre équipe.
- Peut-il améliorer la collaboration au sein de l'équipe ? Pour garantir la réussite des cycles de test, il est essentiel de choisir un outil favorisant une collaboration et une communication efficaces entre les équipes situées dans différents lieux ou services. Recherchez des outils offrant des rapports en temps réel et des notifications automatisées afin que chacun reste informé des avancées du projet.
À retenir
La gestion de la qualité est importante dans le processus de développement logiciel, car elle permet de commercialiser des logiciels de haute qualité. En suivant les bonnes pratiques, l'équipe et les parties prenantes peuvent maintenir une bonne communication, ce qui favorise une meilleure compréhension des exigences et de meilleures activités d'assurance qualité.
Les bons outils et cadres peuvent également améliorer les processus de test (et de développement). Cela se traduit par une équipe plus productive, une mise sur le marché plus rapide, des utilisateurs finaux plus satisfaits et, bien sûr, des revenus plus élevés.
L'apprentissage continu aide les professionnels à rester à jour et compétitifs dans le monde des affaires. Les organisations doivent accorder la priorité à l'apprentissage continu, ce qui entraîne à son tour une amélioration des processus et des résultats.
Si cet article répond à certaines de vos questions sur la gestion de la qualité et les tests, veuillez vous abonner au bulletin d'information du responsable QA pour découvrir d'autres informations de la part de nos experts.




